• Tasers ® Idéologiques contre une gauche automnale : l’hiver s’annonce rude
    Viktor DEDAJ

    Il y a quelques années, lorsqu’un parti de gauche a annoncé qu’il ne participerait pas à des manifestations de soutien à la Palestine en cas de présence de femmes voilées, je me souviens d’avoir eu immédiatement cette pensée « quelle bande de crétins ». Non pas à cause de leur hostilité au port du voile (ce n’est pas l’objet de mon propos), mais parce qu’ils venaient de commettre une faute tactique élémentaire. Je me suis simplement dit « Mon Dieu, quelle aubaine pour les sionistes qui n’auront plus qu’à envoyer une ou deux femmes voilées dans les manifs pro-palestiniennes pour provoquer illico la débandade ». Il faut être ballot pour tendre le pistolet, le chargeur et les balles et annoncer à la ronde « voici mon pied. Feu à volonté »...

    C’est ainsi qu’on finit un jour par ne même plus prévoir de participer à une manifestation pour la Palestine, parce qu’il y le risque de se voir prendre en photo près d’une femme qui porte... Oh Mon Dieu et Allah Akhbar... un voile ! Alors Gaza et ses cratères attendront car il y a des engagements qui ne tiennent qu’à un fil. La carte de remerciements que vous recevez le lendemain est discrètement signée "M", pour Mossad (ou quelque chose de similaire).

    René Balme, maire de Grigny (69) qui a un magnifique (et très original) bilan de gestion et d’expérience de démocratie directe avec la population, s’est vu récemment traîner dans la boue dans un article rempli de mots en "isme" (en fait, un quasi copié/collé de dizaines d’articles déjà publiés ailleurs sous d’autres pseudos contre d’autres personnes) publié par Rue89 et signé Ornella Guyet, une « journaliste » sortie d’on ne sait où et autoproclamée « radicale et révolutionnaire anti-fa », aux multiples pseudos, et administratrice de réseaux « alters radicaux » financés par le milliardaire George Soros et qui ne rechigne pas de participer à des journées d’études organisées par des néocons à Paris. Cette spécialiste des « relations troubles » - selon une de ses expressions fétiches - sait de quoi elle parle.

    Par contre, je n’avais jamais remarqué que Rue89 ouvrait ses colonnes aux « anarcho-révolutionnaires ». Avis à la mouvance anar : Rue89 est votre ami. Ou alors c’est l’exception qui confirme la régle et qui tombe fortuitement à pic. Comme c’est ballot. D’un autre côté, le passage en un « éclair de courte durée » (j’aime beaucoup la citer) du statut d’archi-rebelle à celui de contributrice à la grande presse capitaliste n’est pas une nouveauté. Après tout, « grattez un extrémiste, en-dessous vous trouverez un opportuniste » (Lénine).

    Et la réaction du Parti de Gauche ? En toute logique, il a tendu le pistolet, le chargeur et les balles et s’est même dessiné une cible sur le pied. « Avec ça, vous ne pouvez pas me rater ». Oh, encore ballot.

    La seule réaction que j’imagine en face est celle-ci : « Mince, ça a marché. C’est trop facile. Vite recommençons. »

    La figure imposée est celle-ci : untel est sulfureux ; Pascal Riché (rédacteur en Chef de Rue89), membre éminent de la Fondation Franco-Américaine, ne l’est pas ; Untel, avec 30 ans de militantisme exemplaire au compteur, est sulfureux ; Ornella Guyet, mystérieuse antifa surgie d’on ne sait où et aux accointances néoconservatrices et financée par Soros, ne l’est pas.

    Vous comprenez ?

    Le piège est celui-là : vous aurez beau vous défendre de tous les nouveaux mots en "isme", beau vous expliquer, vous ne vous expliquerez jamais assez. Jamais. S’ils trouvent un os, ils le rongent. S’ils n’en trouvent pas, ils iront en chercher un à côté et vous demanderont ce que vous faites à proximité. S’ils n’en trouvent pas à proximité ils trouveront quelqu’un qui... Et si vous arrivez à prouver que ce n’est pas un os, ils diront que cela en a la forme et donc que pour vous, cela symbolisait un os, mais au niveau de l’inconscient, quoi, t’vois ? En dernier ressort, lorsqu’il n’y a ni os ni forme d’un os, il diront que vous cachez bien votre jeu. Ce qui veut dire que vous cachez quelque chose. Et ce quelque chose, c’est... forcément un os - sinon vous ne le cacheriez pas.

    Vous comprenez ?

    Et leur seule satisfaction ne seront pas des aveux (lesquels ?) mais de vous voir réduit au silence et à l’inaction. Pourquoi ? Parce que c’est ça leur objectif.

    Le constat s’énonce ainsi : au nom de périls inventés de toutes pièces par certains et relayés par d’autres qui n’ont apparemment rien de mieux à faire de leurs journées, la gauche se retrouve petit à petit comme le type qui peint le sol en commençant du mauvais côté de la pièce pour finir acculé dans un angle. Dans ce cas il faut bien inventer une excuse parce que, sinon, on a vraiment l’air ballot.

    On peut choisir de livrer de grands combats dans sa vie. On peut aussi choisir la facilité et capituler en rase-campagne en invoquant un cas de force majeure qui sera d’autant plus exagéré que la capitulation aura été minable. Un peu comme ferait un chevalier qui rentre chez lui après une nuit de jeux et de beuveries. A sa femme qui lui demande ce qui lui est arrivé et que sont devenues l’armure et l’épée qu’elle lui avait offertes pour son anniversaire, il répond « Euh... j’ai été attaqué par un dragon ». Devant sa moue dubitative, il s’empressera de rajouter : « Un ENORME dragon  ». A partir de là et à chaque fois qu’on lui demandera d’aller sauver une demoiselle en détresse, il rétorquera : « j’peux pas sortir, y’a un dragon ».

    C’est ainsi que nous sommes devenus ce que nous sommes : la risée de nos adversaires.

    La technique est la suivante : par effets d’amalgames successifs et de répétitions ad nauseam, à chaque grande cause potentielle sera associé un qualificatif « épouvantail », véritable « taser® idéologique » aux effets paralysants. Exemples :
    La cause    Le Taser ® idéologique
    11 Septembre    Complotisme
    Europe/Euro    Souverainisme
    Politique économique/sociale    Nationalisme
    Démocratie/Conditions de vie    Populisme
    Anti-impérialisme    Confusionnisme
    Antisionisme    Antisémitisme
    Israël    Négationnisme/Révisionnisme
    Guerre des Civilisations    Islamisme
    tout ce qui précède    Rouge-brunisme

    Essayez donc d’aborder sérieusement un seul de ces thèmes sans recevoir un coup de taser® idéologique en retour... Mais heureusement qu’il nous reste des sujets tels que les pistes cyclables et le mariage homosexuel. Youpi.

    Mais pensez-vous réellement qu’un authentique anti-complotiste s’en prendrait à ceux qui demandent pourquoi et comment la troisième tour du 11/9 est tombée - plutôt qu’au rapport officiel ?

    Pensez-vous réellement qu’un authentique anti-confusionniste s’en prendrait à ceux qui aimeraient empêcher le bombardement de la Syrie - plutôt qu’à ceux qui prônent les guerres humanitaires au nom de la démocratie ?

    La vérité à mes yeux est celle-ci : la quasi-totalité de ceux qui lancent ces accusations 1) n’en croient pas un mot et/ou servent d’autres intérêts ; 2) n’ont aucune qualification pour le faire ; 3) font preuve eux-mêmes et a contrario d’une imposture qui s’auto-alimente sur le mode : moi je suis un anti-confusionniste parce que j’accuse untel d’être un confusionniste...

    Tu parles : comme si on n’avait jamais vu un voyou accuser quelqu’un d’être méchant.

    Et la lumière fut :

    - l’observateur attentif remarquera que lorsque quelqu’un emploie un seul de ces « tasers® idéologiques », vous pouvez être sûr et certain qu’il les emploiera tous - ce qui est le symptôme même d’une activité cérébrale purement mécanique et conditionnée, un véritable « certificat de conformité » à la propagande.

    - On constatera aussi qu’ils sont interchangeables. Ce qui démontre que leur signification première n’a aucune importance. Puisqu’ils sont interchangeables, leur signifiant est purement symbolique, pour ne pas dire totémique, et pointe vers un même signifié. Plusieurs mots pour un seul sens, donc. Lequel ? J’ai beau chercher, je n’en vois qu’un : « hérésie ».

    Tous ces nouveaux mots en "isme", sans véritable sens puisqu’ils sont interchangeables et interchangés, ne sont que des variations modernes d’un mot tombé en désuétude.

    Et soudain, tout s’illumine et les pièces du puzzle se mettent en place : l’ancien anathème a été modernisé par les prêtres, gourous et fanatiques des églises modernes, mais tous les symptômes sont là, intacts à travers les âges. Les mêmes tabous, les mêmes hystéries, les mêmes vindictes. Les mêmes manipulations, les mêmes excommunications et la même trouille autour. Comment ne l’avais-je pas remarqué plus tôt ? Quel ballot...

    Pour conclure, je me vois dans l’obligation et le devoir d’apporter une dernière petite contribution à cette gauche qui n’en finit pas de s’enfermer dans un coin de manière ballot : Lorsque nos réactions sont totalement prévisibles, nous devenons manipulables.

    Il ne faut quand même pas avoir obtenu une Maîtrise en Stratégies de Résistance pour comprendre ça, non ?

    Viktor Dedaj
    « Winter is coming »
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    http://www.legrandsoir.info/tasers-r-ideologiques-contre-une-gauche-automnale-l-hiver-s-annonce-rude.html


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  • « Le soleil a rendez-vous avec la lune »

    …….   
    « ici bas souvent chacun pour sa chacune

    chacun doit en faire autan » 

    Eh oui ! il fut un temps où on trouvait normal que « chacun ait sa chacune », et réciproquement.

    c'est loin tout ça

    Mais maintenant, d’abord il n’y a plus que l’idée de deux chacuns ensemble ou de deux chacunes ensembles qui soit valorisée.
    Et puis c’est l’époque où les femmes considèrent que "une femme sans homme c’est comme un poisson rouge sans patin à roulette".  Il n’y a plus que des hommes, à ne pas penser pareil, mais ils ne le disent pas ! ils sont bien trop complexés par le terrorisme intellectuel du temps, et crèvent en silence tout en disant « amen ».

    Alors chacun (ici « chacun » = chacun et chacune) dérive tout seul avec « chacun son corps », réservé seulement pour les infirmières du pouvoir médical et le thanathopracteur du funérarium ; chacun s’agite tout seul entre deux métros et trois boites de conserves, entre son appartement de banlieue  et le crématorium. Maintenant le désir est invariablement décrit comme celui d’un chien pour un bifteck, la tendresse comme une violence, la beauté comme attentatoire à la dignité de la femme, faire l’amour comme une perversion, la complicité comme une aliénation, l’attachement comme une maladie mentale !

    Quand à l’amitié n’en parlons pas ! on a trop peur que ça puisse être accusé d’être sexuel, donc pervers, à une époque où même les enfants ne se tiennent plus par la main, pensez donc, les adultes !


    En définitive la fameuse « libération sexuelle » qu’on nous a tant vantée n’a pas du tout libéré les relations entre les sexes, au contraire. Elle n’a servit qu’à renforcer le puritanisme, et à rendre les gens plus paranoïaques et plus constipés. Soit dit en passant, la pudeur du temps passé était finalement beaucoup plus saine que celle de maintenant. On cachait, que ce soit les choses, les mots, les désirs, mais on suggérait : çe qui donnait à la fois plus de confiance et de sécurité, et de liberté, et de convivialité. Maintenant on montre, on dit,  on enseigne, le tout le plus crûment possible, mais, comme on est quand–même gêné, on se réfugie dans une sexophobie (qui ne s’avoue pas) crispée et paranoïaque, et on criminalise le désir ! Ce qui fait qu’au lieu d’être plus libérés on est plus complexés ! et la société s’éteint sous une chape de peur et d’autocensure, et de perte du lien social (tandis que la suggestion permettait de faire cohabiter le désir et la  décence, et les contacts humains au niveau qu’on voulait bien). Ce qui suscite, ou le cynisme, ou l’hystérie crimininalisatrice, et le fossé entre les êtres.
    http://www.youtube.com/watch?v=k0ccz207jDs




    Bientôt la sexualité sera aussi interdite que le tabac, on commence à nous y préparer, le climat monte. On parie?

     

    on est bien dans cette société dénoncée par Marc-Edouard Nabe :

    "Les asexués obsédés de sexe et qui ne baisent plus, ces filles qui portent des mini-jupes mais ont une burqa dans la tête "

     

    et par Israel Shamir :

    " Enfants de la révolution vaincue de 68, nous étions libres d'aimer, de fumer, de penser et d'agir. Nous pouvions voyager et prendre l'avion sans être déshabillé s à l'aéroport, et on ne nous confisquait pas nos gaudrioles.

    Nous pouvions faire l'amour et fumer dans les cafés. Depuis, c'est la dégringolade; toute fumée est bannie, et la pensée libre a été incarcérée entre les barreaux du Politiquement Correct, et l'action politique réduite à l'inscription à des groupes sur facebook. L'amour est devenu un champ de mines sous des lois victoriennes."


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  • Pour revenir sur la question que tous se posent devant la diabolisation et l’interdiction du tabac, et de bien d'autres choses  : quel va être le suivant ? qui va prendre la suite dans les plaisirs de la vie destinés à être éradiqués par les « calotins » modernes ?

    Je pense que dans la chasse aux traces, aux odeurs, et aux « coupables » révélés par cette traque, ça va être le parfum. Oui les parfums de femmes. Le MLF et tous les bien-pensants vont répéter à satiété, (surtout aux collégiennes bien sûr, comme pour le tabac) que les parfums sont des instruments d’asservissement de LA Femme, que celles qui en portent sont des « femmes soumises », que c’est une « violence » etc., etc. La vente sera d’abord interdite aux mineurs, puis de plus en plus, on va bien entendu en interdire l’usage dans les lieux de travail, et tous les lieux publics (on dira que c’est pour préserver la santé des collègues qui peuvent éventuellement être allergiques), puis on les couvrira d’injures sur les forums Internet où on dira que « ça pue !», que les femmes qui mettent ça sont des « cochons », des « demeurées », etc., et on finira par analyser les traces d’odeurs sur les vêtement, etc., pour prouver que untel en a fait usage. Dans ce cas, une petite différence d’avec le tabac, ce n’est pas elle qu’on enverra en prison, mais son mari, qu’on accusera d’être un « porc machiste » et sur qui on mettra toute la faute. Elle, on lui proposera gentiment de l'"aider" en lui faisant faire une cure de rééducation dans un hopital psychiatrique.
    Et bien sûr on lui retirera ses enfants, « pour les protéger ».


    On parie ?

     

     

    J'ai gagné !

    http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2005082905

    http://www.lepost.fr/article/2010/03/20/1996667_apres-le-tabac-le-parfum-interdit-dans-une-ville-des-etats-unis.html

    (et bien évidemment c'est dans les pays anglo-saxons que ça commence : http://miiraslimake.over-blog.com/article-1550802.html )

    et une fois de plus j'avais raison ! http://miiraslimake.over-blog.com/article-637912.html

    tu vois dans ce domaine comme dans tous les autres du même genre, les imaginations voltairiennes qui hier encore pouvaient sembler les plus délirantes deviennent en peu de temps réalité. Vous verrez mes autres prédictions, mêmes les plus sinistres vont hélas se réaliser ....


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  • Le fascisme sanitaire avance à grands pas.

    Il ne fait pas bon être trop enrobé, ou fumeur, ou les deux, chez Scotts Miracle-Gro, une entreprise de produits de jardinage de l’Ohio. Les employés en surpoids, les fumeurs, sont sommés de maigrir ou d’arrêter le tabagisme sous peine d’une surtaxe des cotisations sociales. Weico, une entreprise de services du Michigan, va encore plus loin et menace gros et fumeurs d’un licenciement pur et simple.
    Les employés sont scrutés au moyen de questionnaires (combien de fruits et légumes par jour ? Combien d’alcool ? Combien de rapports sexuels ? Pratique-t-on un sport régulièrement ? Est-ce un sport dangereux ?) et au moyen de tests sanguins (recherche de diabète, de cholestérol, de nicotine dans le sang).
    Des aides diverses et des traitements sont proposés aux salariés (coachs santé, salles de gym, traitements anti-tabac…) avec une obligation de résultat : il ne s’agit pas d’essayer, il faut arrêter le tabac et impérativement perdre du poids. (*)
    Nous y voilà : le fascisme sanitaire s’installe peu à peu en Occident. Les corps doivent être lisses, jeunes et beaux, faute de quoi on est mis à l’écart du monde du travail, de la société. On n’est pas assez performant, on coûte statistiquement trop cher, on donne mauvaise conscience à tous ceux qui consomment, non pas de la malbouffe à n’en plus finir (c’est mal), mais la multitude d’objets et de biens de consommation divers produits par le monde consumériste (c’est bien).
    Le fascisme à l’ancienne faisait la chasse aux races inférieures ainsi qu’à leurs ferments qui polluaient le corps viril de la nation. Le fascisme sanitaire veut éradiquer les corps non conformes qui coûtent trop, qui ralentissent la production, qui découragent la consommation, qui font tache dans le paysage.
    On voudrait que la maladie obésité soit due à un défaut d’hygiène physique et mentale, à des dysfonctionnements dans ses façons de penser et de vivre, à des fautes témoignant d’une faiblesse morale. Voilà qui permettrait de moraliser à son aise.
    À moins que ce ne soient les gènes qui ne soient défectueux. En d’autres temps, on avait songé à éliminer physiquement les non conformes ou à les empêcher de se reproduire. Aujourd’hui, on rêve de faire maigrir les gros ou de faire grandir les petits par thérapie génique. La méthode est plus douce, le but n’a pas changé.
    L’intolérance aux individus "non conformes" me paraît aller croissant. J’appelle nos gouvernants à la plus grande prudence : il est si facile de se laisser déborder par ses propres idées. Qui sait où conduira le culte échevelé du corps, de la beauté, de la santé physique et mentale, le rejet de tous les « déviants » ? Cette nouvelle bien-pensance qui se met en place suscite déjà des comportements réactionnels : de même que l’augmentation des conduites à risque peut être comprise comme une réponse au principe de précaution, être gros, sédentaire et fumeur peuvent aisément devenir un moyen d’affirmer son refus d’une normativité corporelle exacerbée.
    Pourtant, me direz-vous, comment ne pas désirer une meilleure santé, un meilleur confort corporel ? Certes, mais est-ce toujours possible ?
    Certains, qui sont gros en raison de souffrances psychologiques et émotionnelles, qui utilisent la nourriture comme un pare-excitation, qui haïssent leur corps et passent leur temps à le punir, peuvent maigrir dès lors qu’ils progressent sur le plan psychologique. D’autres ont cependant une marge de manœuvre qui, sans être inexistante, s’avère plus qu’étroite. Ils peuvent s’alléger, mais sans pour autant rejoindre les standards.
    Dans tous les cas, maigrir sur un mode volontariste ne peut qu’aboutir, à moyen et long terme, qu’à davantage d’obésité.
    Lorsqu’on ne peut pas être autre que ce qu’on est, que faire, si ce n’est la paix avec soi-même, afin de vivre sa vie du mieux que l’on peut ? Il incombe à la société de laisser chacun s’épanouir à sa façon, et éventuellement, de venir en aide à ceux qui sont dans la souffrance, physique ou mentale, sans pour autant leur imposer des transformations hors de leur portée.

    Gérard Apfeldorfer

    http://www.gros.org/ressources/lettre-mensuelle/les-lettres-mensuelles-2008#sep

     

    Puis, ils changèrent les bases mêmes du droit, on n'était plus coupable d’un meurtre ou d’un vol, on devenait soudain coupable du risque potentiel d’un meurtre ou d’un vol?: risque potentiel de l’alcool au volant, risque potentiel de la drogue au volant, risque potentiel de la vitesse élevée, risque potentiel sans ceinture, risque potentiel sans gilet jaune, risque potentiel du tabac dans les bistrots, risque potentiel terroriste, risque potentiel des plantes de la nature, risque potentiel chez les moins de cinq ans, risque potentiel chez les gros, risque potentiel de mauvaise éducation des enfants, etc. Au nom du risque potentiel on pouvait autoriser une société totalitaire, mais c’était pour notre bien, alors, on devait s’estimer très heureux… Même si certains pouvaient tuer plus de 500 000 Irakiens, sans aller en prison et sans aucun risque potentiel. ("Julien" pour le site "noslibertés" )


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    Des oliviers, roulés en boules comme des chats, dévalaient les pentes bleutées, de vieilles maisons couleur de maïs souriaient sous leurs tuiles fleuries. Et, continuant ce coteau, une autre colline apparaissait, d’autres encore, toutes se levant et se suivant à la file comme si elles faisaient un pèlerinage vers l’Occident. Dans la campagne s’allumaient des feux de feuilles mortes. De chacun de ces brûlots montaient des tourbillons de fumée. Ils étaient massifs, d’abord, comme une colonne ; puis s’amenuisaient, se fondaient peu à peu, s’en allaient en filaments ténus, en flocons bleus, en traits estompés qui se mêlaient au brouillard, si bien qu’on ne pouvait savoir si ce rideau qui tombait peu à peu était fait de brume ou de fumée. Et l’odeur des feuilles se mêlaient à l’air : odeur âcre, vivifiante et agréable, odeur de bois vert qui flambe.

    Edmond JALOUX (Fumées dans la campagne, Fayard, édit)

     

    http://www.esprit-europeen.fr/etudes_europassion.html#passion_du_feu


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