• ça s'est passé le 8 janvier

    Almadhoun, le juriste palestinien, a indiqué que "les ‎crimes sauvages commis par le régime sioniste à Gaza imposaient ‎la nécessité de lancer une poursuite judiciaire internationale ‎immédiate contre ces criminels".

     "crimes sauvages" ? oui, il y en a eu des centaines, tel celui-ci:

    Mobarak racontre l'histoire de ce jour fatidique à l'envoyé de notre Centre Palestinien d'Information (CPI).

    Le jeudi 8 janvier 2009, il se réveille. Il fait quelques pas pour regarder à travers la fenêtre de sa petite maison. C'est une humble maison du village Al-Qarara, à l'est de Khan Younes, au sud de la bande de Gaza. Il jette un regard sur la maison de son père, un septuagénaire.

    J'entends des tirs. Je ne sais pas qu'il y avait une incursion de l'armée israélienne dans la zone. Puis je vois mon père, âgé de 72 ans. Il marche doucement en s'appuyant sur son canne. Il me fait signe qu'il vient chez nous.

    Mobarak s'arrête. Il est difficile de voir le lieu où son père est tombé.

    Au moment où le fils salue son père, il entend des tirs et voit son père qui tombe par terre.

    « Dès que mon père est tombé, ma femme et mes six enfants ont commencé à crier. Moi, j'ai contacté les urgences pour communiquer l'incident », dit le fils.

    Et lorsque lui et sa famille sortent de la maison, ils voient des soldats israéliens armés jusqu'aux dents sortir de derrière des oliviers. Ces derniers dirigent leurs armes M16 en leur direction et leur ordonnent de ne plus faire un geste. Deux d'entre eux s'avancent vers le jeune et ses enfants ; deux autres vont vers le père allongé par terre, quelques mètres plus loin du lieu où il est tombé quelques secondes plus tôt. Lorsque les deux soldats israéliens arrivent vers sa tête, il bouge encore les jambes.

    Quand le fils Mobarak essaie d'informer les soldats que son père est très âgé et qu'il a besoin de secours, ils profèrent des menaces de mort, s'il ouvre la bouche encore une fois.

    Le fils perd la voix lorsqu'il arrive à ce point de son récit.

    Assassinat avec préméditation

    « A ce moment, j'ai vu un de ces soldats sionistes tenant une arme à un mètre seulement de mon père. Il a tiré sur lui directement, à bout portant. »

    Il est très choqué d'avoir vu cette scène inhumaine et entendu sa femme et ses enfants pleurer.

    « J'ai essayé de m'approcher de mon père pour lui porter secours. Mais un soldat israélien m'a frappé avec son arme sur l'épaule et m'a poussé vers l'arrière. Les soldats m'ont ligoté les mains avec un fil en plastique. Ils m'ont conduit, ainsi que ma femme et mes enfants, vers la maison de notre voisin Solayman Abou Taher, 50 mètres plus loin ».

    Un soldat enferme Mobarak et toute sa famille dans la salle de bain, de sept heures du matin jusqu'à minuit. De longues heures de terreur et de faim. Ils vivent sous une menace de mort, comme c'était le cas avec le père âgé.

    Mobarak Al-Cherihi parle l'hébreu.

    « J'ai entendu un soldat dire : donne-lui deux balles dans la tête et jette-le à côté de son père », dit l'un d'eux. Mais un officier objecte.

    A la première heure du vendredi, les soldats israéliens l'informent de leur départ. Ils lui ordonnent de ne rien faire avant trois heures suite à leur départ.

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :